S21
Voilà, alors sans donner dans le BHL, à vous dire que l'on voit encore "les tristes fantômes des victimes innocentes déambuler dans les salles oubliées" et autre bla bla, je voulais vous montrer une des choses à voir à Phnom Penh : l'ancien lycée de Tuol Sleng, ou autrement appelé "S21". C'était l'un des nombreux "centres de sécurité" des Khmers Rouges, dont le directeur (connu sous le nom de Duch) passe en ce moment au Tribunal Pénal International.
Ce qui est vraiment frappant quand on entre dans cet ancien centre de la mort, c'est qu'il a été laissé tel quel.
Voilà la cour intérieure, entretenue et plutôt propre

En lui-même, le bâtiment n'est pas si marquant, on voit des écoles de ce style partout. Par ailleurs beaucoup de ces espaces vacants ont été utilisés par les Khmers rouges dans leur "grande" période.
Et, au départ, on ne comprend qu'à moitié un des panneaux qui est affiché à l'entrée : interdiction de rire, de plaisanter..
On sait que c'est un endroit grave, mais finalement, avec l'ambiance vide et les touristes qui déambulent, on a l'impression de visiter un autre musée sur la seconde guerre mondiale.. Cela vient aussi du fait que je n'en savais pas plus que ça sur le régime Khmer Rouge avant de venir à Phnom Penh.

Et puis on arrive devant cet écriteau..
Une image de plus grande taille est disponible dans l'album du même nom (dans la colonne à votre droite).
Et là on comprend qu'on est dans une sorte d'Auschwitz à la cambodgienne.

Et quand on entre dans les bâtiments, on a tout sauf envie de rire. Les objets et meubles ont été laissés tels qu'à l'arrivée des troupes vietnamiennes, avec parfois une photo des cadavres qui ont été retrouvés à ce moment.

On imagine bien que ces taches sur le carrelage ne sont pas tellement dû ) une infiltration dans les murs...

Et les instruments de torture qui sont encore en place parlent d'eux-mêmes....


Les cellules qui sont encore en place parlent aussi beaucoup au touriste qui visite ce camp...


Mais, pour moi, ce qui a été le pire à voir, ce sont les photos...

Celles des bourreaux (regardez l'âge qu'ils doivent avoir à l'époque de la photo...)

Et celles des victimes.... Sachant que dès qu'une personne étaint admise dans un "centre de sécurité", et donc déclarée coupable, c'est toute sa famille et ses proches qui étaient incarcérés dans les jours suivants.
Et bien sûr, c'est avec cette exposition qu'on se sent vraiment très mal :

En haut à gauche, vous avez la photo d'identité Khmer rouge d'un ancien officier de S21.
En haut à droite, une photo de lui en 2002.
En bas à gauche, vous pouvez lire son "CV" de Khmer rouge.
Et en bas à droite, un témoignage de cette personne, qui explique qu'elle regrette, enfin à moitié.

Et il y en plusieurs des portraits comme ça....

Enfin voilà. C'est vraiment difficile de parler d'une chose pareille, mais j'avais envie de vous montrer les photos. Parce que, ce qui frappe dans Phnom Penh, c'est justement qu'on entend pas grand chose sur les Khmers rouges, au moment-même où certains cadres du régime passent dans un tribunal international. On pourrait imaginer qu'on en verrait quelque chose.
Le Cambodge a vu près d'un tiers de sa population pendant l'épisode Khmer rouge, et, comme en Europe, beaucoup de ceux qui ont été tortionnaires sont encore en vie, et ne sont pas inquiétés pour leur passé trouble. On ne peut pas le leur reprocher, mais l'impression qui en ressort est tout de même bien glauque.
Si vous vous intéressez au sujet, je vous conseille de regarder l'excellent documentaire qui a été fait dessus : "S21".
Sur ce, je clos cet "article", et vous montrerais des choses plus gaies la prochaine fois. Mais j'avais vraiment envie de vous montrer ça. Par ailleurs, allez voir l'album de photos que j'ai fait, il y en a beaucoup plus.
Ce qui est vraiment frappant quand on entre dans cet ancien centre de la mort, c'est qu'il a été laissé tel quel.
En lui-même, le bâtiment n'est pas si marquant, on voit des écoles de ce style partout. Par ailleurs beaucoup de ces espaces vacants ont été utilisés par les Khmers rouges dans leur "grande" période.
Et, au départ, on ne comprend qu'à moitié un des panneaux qui est affiché à l'entrée : interdiction de rire, de plaisanter..
On sait que c'est un endroit grave, mais finalement, avec l'ambiance vide et les touristes qui déambulent, on a l'impression de visiter un autre musée sur la seconde guerre mondiale.. Cela vient aussi du fait que je n'en savais pas plus que ça sur le régime Khmer Rouge avant de venir à Phnom Penh.
Et puis on arrive devant cet écriteau..
Une image de plus grande taille est disponible dans l'album du même nom (dans la colonne à votre droite).
Et là on comprend qu'on est dans une sorte d'Auschwitz à la cambodgienne.
Et quand on entre dans les bâtiments, on a tout sauf envie de rire. Les objets et meubles ont été laissés tels qu'à l'arrivée des troupes vietnamiennes, avec parfois une photo des cadavres qui ont été retrouvés à ce moment.
On imagine bien que ces taches sur le carrelage ne sont pas tellement dû ) une infiltration dans les murs...
Et les instruments de torture qui sont encore en place parlent d'eux-mêmes....
Les cellules qui sont encore en place parlent aussi beaucoup au touriste qui visite ce camp...
Mais, pour moi, ce qui a été le pire à voir, ce sont les photos...
Celles des bourreaux (regardez l'âge qu'ils doivent avoir à l'époque de la photo...)
Et celles des victimes.... Sachant que dès qu'une personne étaint admise dans un "centre de sécurité", et donc déclarée coupable, c'est toute sa famille et ses proches qui étaient incarcérés dans les jours suivants.
Et bien sûr, c'est avec cette exposition qu'on se sent vraiment très mal :
En haut à gauche, vous avez la photo d'identité Khmer rouge d'un ancien officier de S21.
En haut à droite, une photo de lui en 2002.
En bas à gauche, vous pouvez lire son "CV" de Khmer rouge.
Et en bas à droite, un témoignage de cette personne, qui explique qu'elle regrette, enfin à moitié.
Et il y en plusieurs des portraits comme ça....
Enfin voilà. C'est vraiment difficile de parler d'une chose pareille, mais j'avais envie de vous montrer les photos. Parce que, ce qui frappe dans Phnom Penh, c'est justement qu'on entend pas grand chose sur les Khmers rouges, au moment-même où certains cadres du régime passent dans un tribunal international. On pourrait imaginer qu'on en verrait quelque chose.
Le Cambodge a vu près d'un tiers de sa population pendant l'épisode Khmer rouge, et, comme en Europe, beaucoup de ceux qui ont été tortionnaires sont encore en vie, et ne sont pas inquiétés pour leur passé trouble. On ne peut pas le leur reprocher, mais l'impression qui en ressort est tout de même bien glauque.
Si vous vous intéressez au sujet, je vous conseille de regarder l'excellent documentaire qui a été fait dessus : "S21".
Sur ce, je clos cet "article", et vous montrerais des choses plus gaies la prochaine fois. Mais j'avais vraiment envie de vous montrer ça. Par ailleurs, allez voir l'album de photos que j'ai fait, il y en a beaucoup plus.
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